Et qu'en est-il des milliers d'emplois verts qu'on nous a promis ?
- 18 déc. 2016
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le Grenelle de l'Environnement nous avait promis 600.000 emplois verts entre 2009 et 2020. Début 2013, Delphine Batho, alors ministre de l'Ecologie, annonçait la création de 100.000 emplois dans les trois ans.
Toujours en 2013, la ministre du logement annonçait près de 75.000 emplois liés au plan de rénovation énergétique de l'habitat.
Où en est-on concrètement ? Dans un contexte de chômage toujours important, on a du mal à croire en ces chiffres.
Malgré tout, les travaux de rénovation énergétique dans le bâtiment auraient contribué à faire progresser l'emploi de 9% depuis 2014. L'activité des artisans du bâtiment a enfin fini par se redresser légèrement. De janvier à mars 2016, la croissance de l'activité globale a été de 1%, plus perceptible dans la construction neuve que dans la rénovation.
Pourtant le secteur de la rénovation énergétique présente toutes les caractéristiques propices à la création d'emplois, le marché est vaste, la majorité des habitations étant encore mal isolées et chauffées à base d’énergies fossiles incompatibles avec les principes de développement durable.
Pour réussir à faire décoller le marché de la rénovation énergétique de l'habitat, notamment chez les particuliers privés, on ambitionne 380.000 rénovations par an mais encore faut-il que les offres correspondent réellement aux besoins, et que l'état continue à soutenir les projets par des aides et des subventions (CITE, EcoPTZ, TVA réduite) car le coût d'une rénovation va de 10.000 € en moyenne à 25.000 €.
Ce scénario a une forte intensité en emplois qui plus est locaux, car il faudra toujours des professionnels de proximité pour réaliser les travaux.
(sources association Coénove - crédit photo : economiesolidaire.com)























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